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Miniature Dans les entrailles du câblier René Descartes

Dans les entrailles du câblier René Descartes

Il est parfois visible sur les quais de Brest, le René Descartes, navire amiral de France Télécom Marine, filiale d’Orange, installe et répare les câbles sous marins. Ces câbles de fibres optiques sont aujourd’hui primordiaux pour nos communications et notamment pour les connexions internet. C’est un navire hors du commun, ils ne sont que 12 comme lui dans le monde à pouvoir s’acquitter de telles missions.

Construit en 2002, le navire en impose ave ses 146 mètres de long. Sans port d’attache particulier, il prend la mer 300 jours par an, et les équipes doivent perpétuellement se relayer à bord pour mener à bien une mission qui ne se termine jamais. Avec sa poupe étrange et caractéristique il dépose des kilomètres de câbles sur les fonds marins.

Les câbles pèsent jusqu’à 12 tonnes par kilomètres, ils sont protégés par une large gaine, parfois blindée, pour résister aux accrochages des ancres. Ils sont enroulés manuellement dans trois gigantesques cuves pour ne pas casser les précieuses fibres optiques. Le navire en emporte jusqu’à 5000 km - de quoi couvrir la distance Brest New York-. Une charrue de 28 tonnes permet de creuser un sillon de trois mètres de profondeur, une protection qui évite les casses répétées. Mais l’équipage ne se contente de la pose, il répare aussi les câbles abîmés.

Le René Descartes embarque le robot sous-marin Hector qui permet d’inspecter les câbles défectueux et de trouver les pannes. Un concentré de technologie, équipé de huit hélices, de chenilles et d’un bras multifonction, qui peut rester une semaine en immersion. Les techniciens prennent ensuite le relai, une fois le câble remonté pour effectuer les soudures nécessaires.

La dernière mission de taille du bateau est la pose d’un câble de 17.000 km entre la Bretagne et l’Afrique du Sud, un travail de longue haleine qui peut parfois prendre des mois voire des années. Les opérations ne peuvent se faire qu’à vitesse réduite (moins de un nœud) pour éviter les cassures et les tensions excessives. Une précision d’orfèvre indispensable à nos communications modernes.

  • Le 25/07/2011, par UMBR

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