La Recouvrance, la Bergère de Domrémy, Notre Dame de Rumengol, tous ces
grands voiliers que l’on peut croiser en rade de Brest ont été
construits ou restaurés aux chantiers du Guip. Une aventure commencée à
l’île aux Moines, dans le Morbihan, où Yann Mauffret, jeune charpentier
de marine, travaille au Guip. En 1990, c’est lui qui remporte l’appel
d’offres lancé pour la construction de la Recouvrance, réplique d’une
goélette aviso de 1817.
« La condition, c’était d’installer le chantier à Brest », explique
Yann Mauffret. Le pari est tenu et la Recouvrance lancée pour les
premières Fêtes Maritimes de 1992.
Depuis, les chantiers du Guip ont restauré de nombreux bateaux
traditionnels mais aussi de pêche et de belle plaisance. Ils emploient
22 personnes à Brest qui travaillent quai Malbert dans le nouvel
hangar, inauguré pendant les Fêtes Maritimes de 2008. Une activité
effectuée sous les yeux des promeneurs. « Je veux que le métier soit
exposé au public, que l’on puisse montrer toute la richesse du travail
manuel », affirme Yann Mauffret.
Motif de fierté, la Marine nationale a décidé, pour la première fois,
de confier l’entretien et la restauration de ses grands voiliers aux
chantiers du Guip. Après la Grande Hermine, c’est le Mutin qui devrait
passer entre les mains expertes des charpentiers.
Magazine

Chantiers du Guip : la passion des belles coques
Arrivé à Brest pour les premières Fêtes Maritimes de 1992, Yann Mauffret n’en est pas reparti. Son chantier est devenu une référence dans le milieu de la construction navale en bois.
- Le 09/11/2009
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