La coopérative a été créée en 1971 par cinq marins du pilotage qui avaient décidé de monter leur entreprise. Elle emploie aujourd'hui une secrétaire et onze marins : quatre chefs de manœuvre, trois patrons de vedette et quatre matelots. Six d'entre eux sont associés à l'entreprise. La principale activité des lamaneurs du port consiste à amarrer et désamarrer les navires au port de commerce mais aussi en Penfeld pour le compte de DCNS. « Avant qu'ils soient livrés à la Marine Nationale, nous avons pris en charge les BPC lors de leurs essais », explique François Le Berre, ancien gérant de la coopérative, chargé des relations avec l'UMBR. Pour effectuer leur mission, les lamaneurs disposent de moyens de tractage : deux vedettes pour aller récupérer les amarres des navires au ras de l'eau et deux véhicules 4 X 4 pour les tracter à terre, les filins en acier étant extrêmement lourds. Un très gros navire du type méthanier mobilise ainsi huit marins de la coopérative. Et ce ne sont pas les bateaux les plus impressionnants qui nécessitent obligatoirement le plus d'efforts. Ainsi, l'amarrage du Queen Mary II fut relativement facile grâce aux propulseurs d'étrave du paquebot. L'équipe est mobilisable 24 h sur 24, sept jours sur sept, et au moins un marin est en veille permanente dans les locaux de la coopérative. Chaque année, en moyenne, 1 500 opérations de lamanage sont effectuées par la coopérative.
Des activités diversifiées
Petit à petit, l'entreprise a diversifié ses activités. Elle a décidé en 2008 la construction d'un petit remorqueur, l'Elorn, qui sert à tracter des barges. Dans cet esprit, elle a également acheté une barge à DCNS, remise aux normes de la marine marchande, qu'elle loue. « On l'a même remorquée jusqu'à Saint-Nazaire par beau temps », reprend François Le Berre. De même, la coopérative fournit du personnel aux navires sans équipage et des conseillers pour les manœuvres délicates, comme par exemple une entrée en cale sèche. Enfin, l'équipe est formée à la lutte anti-pollution et à la sécurité, à même de poser des barrages en cas de fuite aux abords des cales sèches et sur le plan d'eau du port de Brest.
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